• Citation #14

    "Ils s'inventaient des respirations, alors que leurs souffles et leurs salives se mêlaient. Ils prenaient leur temps, alors que le temps n'existait plus. De leurs peau humides et moirées s'élevaient des parfums inédits, puissants, musqués, des senteurs qui parlaient du désir de se fondre l'un dans l'autre, de pénétrer et de recevoir. Leur quête ne connaissait ni honte ni pudeur, leurs mouvements se révélaient souples et harmonieux alors que montait une ferveur grandissante, un appétit rebelle, et venait la violence d'une morsure, des ongles qui griffaient une épaule, laissant sur l'épiderme des marbrures rouges, car il n'y a rien d'anodin à se donner ainsi l'un à l'autre. Au fur et à mesure que la fièvre s'emparait d'eux, que la sueur coulait sur leurs flancs, ils devinaient confusément qu'ils étaient en train de se marquer à jamais, que chaque geste, chaque baiser, chaque blessure les attachait l'un à l'autre de manière inéluctable, et comme il était trop tard pour reculer, ils se laissaient porter, et il y avait là du courage aussi, tandis que leur désir se transformait par une étrange alchimie de tendresse, d'écoute et d'ardeur."

    La louve blanche, Teresa Révay

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